> Auteur : cm

C'est dans un bain de larmes que nous quittons le gros des troupes. Apres 15 jours de periple en famille, nous nous retrouvons tout seuls ou presque... Mathilde reste avec nous une semaine, pour assurer la transition entre une vie de groupe et celle de vieux loups solitaires. Programme de la semaine avant nos departs respectifs, on redescend dans le sud essayer de trouver le soleil, le sable et les cocotiers. Objectif: Nha Trang, la station balneaire du Vietnam. Nos meres parties, nous pouvons retrouver notre train de vie de routards et artiste (pas nous, Mathilde) fauches, bus pourri et hôtel a 8 dollars. Mais nous avons pris gout au luxe et reservons un avion pour le retour a Hanoi. On se fait vieux, 60 heures de bus en 6 jours c'est trop. Le sort en decidera un peu differemment. Pour atteindre Nha Trang (et le soleil), c'est deux nuits et un jour de bus. Donc il vaut mieux prevoir des etapes. Nous choisissons de nous arreter a Hue. C'est le 31 décembre. Le soir, soiree très rock and roll: sortie du restaurant (pour l'occasion) a 21h et attente devant la tele jusqu'a minuit pour le bisou traditionnel. Pas de bol il n'y a pas Arthur au Vietnam (par contre Patrick Sebastien a un succes fou dans les bus), alors nous nous rabattons sur une comedie americaine que j'ai déjà oublie. Le lendemain, 1 janvier lever a 7h du mat pour un autre bus vers le sud: Hoi An, encore une ville qu'on connait. Cette fois nous n'y restons que quelques heures. Nous faisons decouvrir la ville et ses boutiques a Mathilde. Puis rebus a 18h pour arriver vers 6h du matin, enfin, a Nha Trang... sous un ciel toujours aussi desesperement gris.

C'est meme pas vrai, Mehdi est toujours pessimiste, nous passerons l'après midi a la plage sous un beau soleil et sous le feu incessant des "buy something?","cigaret, postcards, fruit, cannabis, picture of Van Gogh, a white éléphant, want to party tonight?". Nous avons calculer un vendeur ou euse toutes les 20 secondes. Je sais qu'ils n'ont pas le choix pour vivre, je suis vraiment navree d'avoir ete souvent très desagreable avec eux, mais il arrive un moment ou on atteint la saturation. Un truc pour quelqu'un qui voudrait aller s'installer la bas, vendre des tee shirts "NO THANK YOU!". On a verifie, ça n'existe pas encore.

Les jours suivants le temps se degrade, les rouleaux (de printemps) sont de plus en plus gros et un vent a decorner les buffles fait tanguer, la nuit, notre hôtel-tour. Le jour de notre retour en avion vers Hanoi, nous prennons la navette de la Vietnam Airlines comme prevu. A l'aeroport, on nous informe rapidement que notre vol est retarde a cause des conditions climatiques puis 2 ou 3 heures après l'heure initial de depart, nous apprennons qu'il est tout simplement annule.*God, Damned*. Il est 16h, le probleme est simple: comment rallier Hanoi en moins de 29 heures delai qu'il reste a Mathilde pour attraper son vol pour Paris, sachant qu'elle enchaine directement sa journée de travail. Notre premier espoir, vite decu est que la Vietnam Airlines regle le probleme en affretant un autre avion partant d'une autre ville par exemple. Que nenni, *demerden si sich*, ils nous laissent sur le tarmac comme des colis abandonnes. Billets rembourses et puis c'est tout. Bye bye! Il nous reste 27 heures. Si vous avez bien suivi vous aurez tout de suite compris que le bus est hors jeu. Une autre option s'envole (au vent). Nous allons pleurer dans la premiere agence de voyage de la rue pour qu'ils nous trouvent une solution. Il y a bien un train qui arriverait juste dans les temps (s'il n'est pas en retard) et qui partirait dans trois heures. - Y a t'il des places? (telephone) - OK, il y en a, je pars les chercher, reviendez dans une demi heure. On souffle un peu bienheureux quand meme de s'en sortir (malgre le fait qu'on va passer 24 heures assis dans un train) et allons boire un fruit shake et manger un panc